Pour beaucoup l’espérance est mise à dure épreuve…
… quand un diagnostic tombe comme un couperet, il fait plus entrevoir la mort que la vie ;
… quand un licenciement vient mettre un terme à une activité, il fait plus douter de soi qu’avoir
confiance;
… quand une crise vient abîmer un couple, il fait plus penser à une rupture qu’à un bonheur qu’on n’ose
imaginer ;
… quand l’actualité du monde éclabousse nos écrans de sang, de corruption, de débauche en tout genre, et
finit par faire plus désespérer de l’homme qu’espérer en l’humanité…
Or c’est précisément lorsque l’espérance est mise à dure épreuve qu’il faut oser les « peut-être » et bannir
les « jamais ». Si nous baissons les bras et arrêtons le pas, alors nous désespérons, mais si nous levons les
yeux, retroussons nos manches, accélérons le pas en criant « peut-être », alors la vie mérite d’être vécue,
car la vie est un combat, d’ailleurs ne commence-t-elle pas par un cri ?
Dieu ne peut désespérer de l’humanité, comme s’il disait : « peut-être y aura-t-il des hommes et femmes
de bonne volonté qui, de par le monde, seront
des artisans de paix,
des semeurs de joie,
des passionnés de justice,
des médiateurs de réconciliation… »
Alors, avec Dieu, ne désespérons pas de l’humanité.


Gérard Naslin